Aujourd’hui le Startuppers Club vous relaie un article de Wired sur les startups israéliennes. Oliver Franklin-Wallis, contributeur régulier du magazine, a publié les tops 10 startups les plus sexys de Londres, de Tel Aviv ou encore de Stockholm. Voici donc la sélection des 10 startups de la capitale d’Israël à suivre !

« Tel Aviv est un écosytème startup très dynamique, une haute technologie maîtrisée et un réseau de serial entrepreneurs très dense. La parfaite combinaison pour donner un bonne image et que les startups israéliennes se développent bien. Parmi ses domaines de prédilections, des startups innovantes dans la cybersécurit.é, l’intelligence artificielle, et l’armement. Israël est même devenu le terrain de chasse de Google et autres géants technologiques, le spécialiste des acquisitions en mode Startup Shopping. Google a par exemple racheté Waze pour 1.5M$, crée par un chercheur israélien.

Mais le dynamisme d’Israël grandit encore si l’on écoute Eyal Gura, investisseur en capital risque. “Le plus gros changement est le passage d’une startup nation à une scale up nation. Les investisseurs n’hésitent plus et veulent mettre leurs petits protégés sur orbite. Tel Aviv reste très attractive pour les startuppers et de très nombreux projets technologique y fleurissent. Voici donc 10 pépites à ne pas manquer :

Bancor, la crypto-étalon !


Cette startup, pratiquement tous les investisseurs en cryptocurrencies la connaissent ! En effet, elle a réglé un problème important d’illiquidité avec l’émergence des altcoins. Bancor est un open protocol qui est né d’une ICO (initial coin offering), une levée de fonds de 153 millions de dollars en cryptomonnaies (Ethereum). Cette crypto est une unité de conversion qui permet à un investisseur de se débarrasser d’une cryptomonnaie sans même qu’il y ait d’acheteur sur le marché. Il convertit simplement en Bancor! 75 cryptomonnaies sont convertissables alors que Galia Benartzi et Guy Benartzi n’ont lancé leur solution qu’en Avril.

LawGeex, l’intelligence artificielle qui revoit les contrats


Travaillant comme avocat, Noory Bechor était frustré de devoir revoir toujours le même type de contrat et d’y passer pas mal de temps. »C’est toujours plus ou moins la même chose » dit-il. Il décide donc d’étudier la possibilité d’automatiser cette tâche répétitive. Avec Ilan Admon, il lance LawGeex en 2014, un logiciel capable de revoir les contrats juridiques avec 94% d’efficacité pour l’instant. Leur solution met en avant de potentiels problèmes ou des mots unusuels en quelques secondes seulement. Deloitte et Sears sont déjà convaincus de l’idée et commencent à regarder l’opportunité présentée par cette intelligence artificielle. Les détails seraient ainsi revus par la machine pendant que les avocats bien physiques n’auraient plus à gérer que les détails vraiment cruciaux du dossier. Une bien belle invention !!

Missbeez, la prise de rendez-vous beauté


Cela fait bien longtemps que les spécialistes de la beauté se sont immiscés chez leurs clients. Mais depuis 2015, Missbeez veut rendre le process plus fluide. Les 2 fondateurs Maya Gura et Gil Bouhnick ont créé une application qui permet de réserver une séance de beauté chez soi. L’emploi du temps de la praticienne est complètement géré sur internet, en optimisant son parcours routier. Evidemment l’application gère aussi les paiements, ce qui évite toute les problématiques liées. « Notre mission est de créer des opportunités professionnelles pour les milliers de personnes à leur compte » affirme Maya Gura, CEO de la startup. Depuis son lancement en 2015, la startup s’est propagé au Royaume Uni et en Espagne.

CommonSense Robotics, le relais d’Amazon ?


La guerre de la vente en ligne s’engage sur le délai de livraison. Le but de CommonSense Robotics ? Produire l’arme qui permettra de gagner cette compétition. L’objectif actuel est donc de construire des centres qui ressemblent à ceux d’Amazon. A petite échelle, des robots automatiques trieraient les colis avant qu’ils ne soient envoyés au récipiendaire final. Le cas proposé par le site s’applique même à des denrées périssables ! Fondée en 2015 par Eyal Goren, Elram Goren, Shay Cohen et Ori Avraham, la startup a déjà levé 26 millions de dollars.

Healthy.io, le test d’urine connecté


Voici une startup pas comme les autres, clairement moins sexy, mais bien utile ! Healthy.io propose de faire des diagnostics à partir de votre urine, jusque là rien d’étonnant. Mais l’appareil de test est directement relié à votre smartphone. Et là c’est plus novateur ! Cela permet de faire les tests tranquille chez soi et plus régulièrement. Yonatan Adiri, le CEO de la startup, a créé une application « Dip.io » qui réalise un scan de votre urine pour détecter d’éventuelles maladies liées au rein ou encore des tests de grossesse. Il suffit d’uriner sur une petit bande que votre portable va analyser en la visionnant. Après des essais cliniques, le produit a passé les tests de conformité pour lancer les ventes en Europe.

Healthy.io application médicale israélienne

SuperMeat, la viande artificielle

Prochainement, l’un des startups israéliennes les plus innovantes ! Le concept ? Commercialiser de la viande de poulet artificielle avant 2022. C’est le challenge que tente de relever SuperMeat. Une biotech fondée en 2015 qui souhaite exaucer les souhaits de PETA, l’ONG pour les animaux. Les startuppers de SuperMeat veulent reproduire du blanc de poulet (2ème type de viande le plus populaire au monde après le porc). « Chaque année, 50 milliards de poulets sont tués pour notre consommation » affirme la startup. Après avoir récolté 245000 dollars sur la plate-forme de crowdfunding Indiegogo, SuperMeat vient de lever 3 millions de dollars auprès de l’allemand PHW. PHW est l’un des plus gros producteurs de volaille du Vieux Continent.

«Notre prototype devrait être prêt d’ici un an » ambitionne déjà Shir Friedman, du département marketing. La société prévoit désormais de cultiver la viande de poulet en utilisant des techniques régénératives qui sont plus eco-friendly que l’élevage traditionnel et surtout coûtent moins cher.

Otonomo, la vente de données automobiles

Dans notre article sur l’état de l’intelligence artificielle internationale, nous disions que l’automobile était un secteur légèrement en retrait. Cependant, la data pourrait bien confirmer l’adage anglais « data is the new oil » et certaines startups commencent à s’intéresser au domaine. Otonomo en fait partie. La startup israélienne développe une place de marché pour les voitures connectées. Concrètement les entreprises automobiles vendent les données utilisables commercialement à des tiers. Les assurances et les services de ventes pourraient se montrer intéressés. Ces données pourraient intéresser aussi les logiciels de gestion des flux routiers par exemple. Otonomo a déjà des clients prestigieux dont Mercedes et a levé des fonds à hauteur de 43 millions de dollars, notamment auprès de General Motors. Un début de vie sous les meilleurs auspices.

Lightricks, l’une des startups israéliennes les plus connues

Encore fois, Apple a fait son Startup Shopping chez les startups israéliennes avec Lightricks. L’application Facetune développée par la startup permet d’améliorer les photos un peu à la manière d’Autotune pour la voix. L’app corrige toutes les imperfections des petits minois sur les photos des instagrammeurs. La startup a bénéficié de l’adresse d’étudiants en doctorat en graphisme informatique qui en sont les fondateurs. Les startuppers ont ensuite décliné leur technologie en créant une application d’amélioration de la lumière « Enlight », un logiciel d’édition vidéo « Videoleap ». Mais son plus beau challenge reste son business model. Au lieu de proposer un paiement au téléchargement, l’application propose un modèle de souscription.